Biographie
Julien-Vincent Piedpremier est photographe, vidéaste et plasticien.
Il est né à Clermont-Ferrand en 1975.
A l’âge de 12 ans, muni de son premier appareil photo argentique, il est fasciné par les nuages aux formes originales sur fond de soleil couchant qu’il photographie en grimpant sur le toit de la maison familiale.
A 16 ans, ne trouvant pas sa voie dans l’enseignement général, il est orienté vers une formation professionnelle en photo et vidéo au lycée professionnel de Romagnat (63).
Un déclic s’opère.
Il nourrit sa passion au contact bienveillant de ses professeurs parmi lesquels figurent les photographes Philippe Albinet et Bruno Mrozinski.
Il persévère et obtient un bac littéraire avec option cinéma à Montluçon (03). Annie Aucouturier, sa professeure d’arts plastiques lui fait découvrir les coulisses du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Grâce à elle, il participe à des stages, notamment en 1994 aux studios d’Aubervilliers pour accompagner le réalisateur Philippe Orreindy sur le court-métrage «Lumière noires». Il y découvre la maîtrise de l’éclairage qui fait jaillir les visages de l’obscurité, à la manière du peintre Rembrandt, avec pour seule lumière la flamme vacillante de bougies. Attiré par les techniques picturales, il poursuit son projet d’études à l’école des Beaux-arts de Clermont-Ferrand. Il se passionne pour le grand format en peinture, notamment un travail sur la couleur et le contraste simultané. En 1998, âgé de 23 ans, Il saisit alors l’opportunité d’assister plusieurs artistes à la préparation du festival VIDEOFORMES où il rencontre Miguel Chevalier. L’art numérique lui apparaît comme un formidable chef d’orchestre qui assimile, restitue l’image et le son, tout en opérant des variations à l’échelle du temps. Il décide, après l’obtention de son diplôme d’arts plastiques, de rejoindre la ville de Paris par le biais de son service militaire comme photographe des armées à l’ECPA, basé au Fort d’Ivry (93). Il poursuit ensuite ses études dans le laboratoire de l’INREV de l’Université de Paris 8. Pendant 6 ans, dans la spécialité « Arts des images et art contemporain », il chemine jusqu’à la soutenance d’une thèse en contrat CIFRE en 2005 avec une société d’évènementiel. Durant cette période, il participe comme infographiste à de plusieurs spectacles en France et à l’étranger.
Il collabore à la création de spectacles interactifs immersifs avec des artistes du son expérimental, de la danse, du graphisme, de l'architecture, de la botanique... Parmi lesquels figurent Alain Bonardi, Laurence Marthouret et Patrick Marcland ou encore Jean-Philippe Poirée-Ville et Patrick Blanc. Ces projets solliciteront ses compétences en création d'images et en projection. L’image est parfois en relief, sur tous types de supports, souvent grandioses et parfois hors les murs. Dans ce sillage il rencontre Yann Kersalé et sa «lumière matière» mise en scène dans des lieux dit «in-situ». C’est donc sur les conseils de son ami Olivier Agid, qu’il choisit d’intituler sa thèse «Les grandes images», par volonté de faire écho à ces designers de l’espace public, devenu espace sensible.
L’opportunité d’enseigner dans le sud de la France s’offre à lui. Il quitte ainsi Paris pour Nice (06). Durant dix années, Il se plait à partager son expérience et sa passion pour l’image, dans des écoles dédiées au cinéma et à l’infographie 3D.
En 2015 il accepte un poste de directeur artistique dans une startup Clermontoise, pour se reconnecter à la réalité du métier.
Père de deux enfants, il aspire un temps à plus de sérénité. Puis il fait alors le choix de rompre avec l’image de synthèse et poursuit un projet personnel et professionnel utilisant des supports plus traditionnels comme la photo ou la vidéo résolument plus proches de l’instant présent et selon lui, de l’humain. Il renoue progressivement avec l’enseignement dans plusieurs établissements d’Auvergne autour du multimédia, la vidéo, l'histoire de l'art de la photo, les Arts appliqués.
En 2017, il est accueilli par le Rectorat de Clermont-Ferrand qui lui offre un poste dans la communication, au sein des services de la formation des personnels. Il se plaît aujourd’hui à réaliser des productions vidéos institutionnelles qui mettent en lumière des gestes, des postures, des outils numériques, les besoins métiers, pour valoriser et dynamiser le métier d'enseignant.
Nouveau membre de l’association Nicéphore+ en 2024, il espère partager des expériences visuelles et saisit aujourd’hui l’opportunité d’offrir au public une série de photographies de paysages, qui l’appellent et résonnent en lui.
« J’aime parcourir la nature et j’ai plaisir à capturer des instants suspendus. Je ne sais pas à l’avance ce que je vais photographier. Mais je le sais quand je le vois »